LE CHOLERA

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LE CHOLERA

Message par coeurbleu le Lun 21 Jan - 21:59

(poème inspiré du film "le hussard sur le toît")
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Un vol de corbeaux, croassants, volant au-dessus du clocher,
Et d'autres, mêlés aux chiens et aux loups, répandus là, au milieu des cadavres épars:
Encore une fois, l'épidémie a frappé!, l'hécatombe est signée: le choléra a traversé le pays de part en part!....
Châtiment divin, ou maladie?: tous ces malheureux ne l'auront jamais su!, et les braves gens survivants, désormais, comptent leurs jours, ou leurs heures....

La mort peut frapper en un clin d'oeil, et malgré les frictions alcoolisées, très vite, ils s'immobilisent!, livides, pour finir par attirer les charognards.
Un vent tiède emporte la sinistre nouvelle, et les gens deviennent comme fous! ; à peine te penches-tu à la fontaine, sac entrouvert à côté, que tu es fiché empoisonneur!.
Le glas sonne, le village semble désert, et au loin montent les flammes des brasiers ;
Les corps blancs de leurs linceuls, jetés dans le gigantesque bûcher, achèvent de rendre l'ambiance lugubre, sinistre et angoissante....

Me voila, dans la poussière mordorée du soir, pensive et regardant le soleil couchant,
Me demandant quel sens peut bien avoir la vie?, quelle folie s'est emparée de mon village?!, quelle vilenie peut justifier une trahison?....
Il était mon meilleur ami, me portait des fraises petit, et le voila aujourd'hui qui a vendu son âme à Lucifer!....
Les russes me coursent, je fuis jours et nuits, je deviens le hussard sur le toît....

Un chat me prend en amitié, les décès se comptent désormais par milliers dans tout le pays, et j'ai vu la mort frapper ca et là, en aveugle.
Je dû maintes fois me désinfecter les mains en les soumettant à l'épreuve de la flambée!,
J'ai respiré moult fois cet air malsain, et je ne puis savoir quand mon tour viendra....

Je ne sais, chère mère, si ma missive vous parviendra?, me survivra t-elle pour vous donner ces quelques lignes qui peuvent à tout moment, devenir mes dernières?....
Le choléra, la peste noire, la famine et la folie ajoutent à la peur collective un arrière-goût amer qu'affectionnent tant tous ces ciniques curés.

Mais les cortèges funèbres aux torches sinistres, le glas et les corbeaux sont loin!.
Le soleil m'inonde le visage, dans la brise du soir tombant, mon cheval blanc respirant la frêle quiétude....
Le cours d'eau sillonne dans le creux de la vallée, un lointain tintement de cloches dans le soir annonce la trêve ;
Et je m'allonge, soupirant un brin de blé entre les dents, me demandant quelle lumière je puis espérer trouver dans le tréfonds de mon âme?....


TENTONS D'OUBLIER UN TEMPS, AMI, NOTRE DEVOIR DE SURVIE:
NOS RELIGIEUX DEFILENT PORTANT LES SALVATRICES RELIQUES,
LA NUIT APPORTE UNE TRÊVE, ET LA FRAÎCHEUR PERMET TOUTES LES FOLIES, TOUS LES ESPOIRS....
ENCORE UNE FOIS, LE CHOLERA NOUS A MANQUES!, ET NOUS NE CESSONS D'ESPERER QU'ENCORE, IL NOUS MANQUERA...
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